René Pérès vit à Peri, dans la vallée de la Gravona. Juriste de formation, il a
dirigé des entreprises en France et à l'international avant de revenir vivre dans son
village d'origine. Il se présente sans appareil politique, au service des élus locaux.
« Je ne viens pas d'un appareil politique. Je viens du droit, de l'entreprise et de
la négociation. Mon rôle ne sera pas de me substituer aux élus locaux, mais de les
écouter, de porter leurs difficultés au Sénat et de travailler les textes avec
sérieux. »
Le projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République a été
adopté par l'Assemblée nationale et transmis au Sénat le 24 juin 2026. Son examen est
prévu en commission le 21 octobre et en séance le 26 octobre — moins d'un mois après
l'élection sénatoriale.
Le prochain sénateur de Corse-du-Sud n'aura donc pas de période d'installation. Il
votera ce texte quasiment dès son entrée en fonction.
Ce texte crée un article 72-5 de la Constitution et pose un cadre. Comme tout texte
constitutionnel, il n'entre pas dans le détail : ce sont les lois organiques,
ensuite, qui écriront ce qui touche concrètement les communes.
C'est à ce moment-là que se joue l'essentiel pour la Collectivité de Corse, les
intercommunalités et chaque commune, et c'est précisément là qu'un sénateur peut
intervenir : écouter les élus de terrain, faire la synthèse, et en tenir compte dans
ses prises de position.
Rassembler les élus,examiner les textes, négocier pour la Corse-du-Sud.
Ce qu'il propose
Trois priorités pour la Corse-du-Sud
D'Ajaccio au plus petit village de l'intérieur, les difficultés ne sont pas les mêmes,
mais elles se règlent dans les mêmes textes et dotations. Elles se travaillent avec la
Collectivité de Corse, les intercommunalités et chaque commune.
01
Des communes qui ne renoncent pas
Une école, un réseau d'eau, une voirie, un bâtiment communal : beaucoup de petites
communes renoncent à des projets utiles — non par manque de volonté, ni
toujours d'argent, mais parce que personne à la mairie n'a le temps ni l'appui
technique pour monter le dossier.
Siéger à la commission DETR (dotation d'équipement des territoires ruraux), où siègent les parlementaires du département, et faire connaître aux communes, chaque année et en amont, les priorités et les taux qu'elle arrête.
Un appui au montage : orienter vers le bon guichet, le bon calendrier, et relire un dossier avec la commune avant son dépôt.
Défendre la DGF en loi de finances (dotation globale de fonctionnement), ainsi que les dotations de péréquation pour les communes rurales et insulaires.
Un suivi traçable de chaque dossier transmis : qui l'a transmis, où il en est, qui a été saisi, quelle réponse.
Aucun projet utile ne devrait échouer faute de temps, d'expertise ou de capacité à monter un dossier.
02
Une autonomie utile
Le projet de loi crée un statut d'autonomie au sein de la République, sous le contrôle
du Conseil d'État et du Conseil constitutionnel. Les garanties républicaines y sont
écrites. René Pérès votera pour, et mettra toute sa capacité de conviction à le
faire aboutir.
Un texte constitutionnel pose un cadre. Ce sont les lois organiques, ensuite,
qui lui donneront son contenu concret — et c'est à ce moment-là que se décidera ce que
l'autonomie change réellement pour une commune de l'intérieur.
Le défendre sans réserve. Convaincre au Sénat, et travailler avec les parlementaires corses pour porter ce texte ensemble.
Aller au-devant des élus. Des rencontres de territoire et une consultation régulière, pour connaître leurs priorités pendant que ces textes se préparent.
Porter ces priorités. En tenir compte dans ses prises de position et dans son travail au Sénat.
Rendre l'autonomie lisible. Expliquer aux communes ce qu'elle changera concrètement.
Ce travail se fait avec, et au service de la Collectivité de Corse, ainsi que des
intercommunalités et de chaque commune.
Pas d'autonomie réussie sans élus respectés, consultés et associés.
03
Une économie à l'année
Produire davantage ici, travailler ici toute l'année, et permettre à ceux qui y
travaillent d'y vivre.
Production locale et circuits courts : commande publique orientée vers les producteurs de l'île, outils de transformation partagés, installation des jeunes agriculteurs.
De l'activité hors saison : rencontres professionnelles et congrès hors juillet-août, pour des emplois qui ne s'arrêtent pas en septembre.
Se loger à l'année : soutenir les communes qui veulent produire du logement pour ceux qui y travaillent.
L'artisanat et les entreprises de village : aider à maintenir des activités locales pérennes.
Formation des jeunes Corses et maintien des talents sur le territoire.
Pas de territoire vivant sans emplois qui durent toute l'année.
Le plateau du Coscione, à l'intérieur de la Corse-du-Sud.
La promesse aux grands électeurs
Un mandat engagé, libre et transparent
Être un sénateur pleinement engagé dans son mandat, libre dans ses choix, accessible aux
élus, transparent dans son action et déterminé à défendre une autonomie utile ainsi que
les intérêts concrets des communes de Corse-du-Sud.
Un mandat à plein temps, sans autre fonction ni activité professionnelle.
Écouter les élus sans distinction politique.
Consulter avant les textes importants concernant la Corse.
Assurer un suivi organisé des dossiers.
Rendre compte régulièrement de son action.
Nommer deux attachés parlementaires implantés localement.
« Je ne peux pas promettre que chaque dossier aboutira. Je m'engage à ce qu'aucun ne
reste sans réponse — y compris lorsque c'est un refus, et qu'il faut vous en expliquer
les raisons. Une équipe sera là pour m'y aider. »
Le binôme
G. Sabrina Saraïs Barrazza, suppléante
G. Sabrina Saraïs Barrazza est née à Ajaccio en 1975, dans une famille de restaurateurs
et d'agriculteurs, éleveurs de chevaux. Comme beaucoup de sa génération, elle est
partie — à dix-huit ans, à Paris, pour s'y former et y travailler dans le domaine
culturel. Elle est rentrée en Corse au bout de dix ans, et y est restée.
Une conviction tient tout son parcours :
« La transmission des arts et de la culture doit se faire avec éthique
et respect. »
En 2005, elle crée Zallella, un collectif d'artistes pédagogues qu'elle dirigera
dix-huit ans. L'association travaille à rendre la culture accessible à ceux qui en
sont le plus éloignés, et particulièrement aux personnes en situation de handicap :
un festival, des résidences de création en milieu scolaire, un documentaire, des
ateliers de chant, de danse et de théâtre, des rencontres professionnelles — menés
avec le secteur médico-social (dont Castelluccio, les ESAT d'Ajaccio, le CSJC…)
et les services culturels des villes d'Ajaccio, Bastia et L'Île-Rousse.
Artiste auteure et interprète, notamment en langue corse, elle conduit depuis trente
ans un travail de transmission dans les lieux culturels de l'île. Elle préside
aujourd'hui, à titre bénévole, l'ASC — Art et Sciences Corporation — qui réunit
artistes et scientifiques, et elle exerce parallèlement une activité d'aménagement
d'espaces de vie et de travail.
Elle n'a jamais adhéré à un parti ni exercé de mandat.
« Je porte un grand intérêt à la situation politique de l'île et au projet de loi sur
l'autonomie. La méthode de travail proposée par René Pérès et son équipe me semble
pertinente et efficace pour engager la Corse sur des voies efficientes pour tous. »
Le parcours du candidat
Le droit, l'entreprise, la négociation
René Pérès vit à Peri, dans la vallée de la Gravona, où il est engagé dans la
préservation du patrimoine historique et culturel local.
Formation juridique et management
Juriste de formation, René Pérès est titulaire d'une maîtrise de droit. Il en a gardé
l'habitude de lire les textes de près : ce qu'ils disent, ce qu'ils permettent, et ce
qu'ils changeront une fois appliqués.
Il est également passé par l'INSEAD, l'Institut européen d'administration des affaires, où
se forment des dirigeants venus du monde entier. On y travaille toutes les facettes de la
direction générale d'entreprise.
En mission pour l'ambassade de France
Lors d'une mission au titre de son service national civil, il travaille à Brazzaville pour
le compte de l'ambassade de France et du ministère congolais de la Culture. Il y crée sept
bibliothèques de quartier — une par arrondissement — et forme les animateurs chargés de
les faire vivre, en travaillant directement avec les maires d'arrondissement. Une action
publique menée avec des moyens limités, et menée jusqu'au bout.
Le métier bancaire
Il rejoint le secteur bancaire, au sein du groupe Paribas puis à la BRED, où il monte des
dossiers de financement pour de petites entreprises : établir la faisabilité, chiffrer,
bâtir un plan de financement, défendre le dossier devant celui qui décide. C'est notamment
ce que réclame un dossier de subvention communale.
La direction d'entreprises, à l'international
Chez Reed Midem, il travaille avec des collectivités locales venues présenter et défendre
leurs projets de développement, en France comme à l'étranger — notamment avec les grandes
villes néerlandaises. Par la suite, il y dirige la division télévision et développe des
rendez-vous professionnels en Europe et en
Asie, de Cannes à Hong Kong et Singapour.
Il devient ensuite président-directeur général d'Agor (groupe EMAP), qu'il développe par
croissance organique et par acquisitions, puis siège au comité exécutif de GL events, qui
acquiert Agor en 2007. En 2016, il co-crée l'IPEM avec le groupe Europevents, rendez-vous
international réunissant entrepreneurs, financeurs et décideurs économiques, déployé de
Cannes à Paris, en Asie et aux États-Unis.
La représentation d'une filière
Élu vice-président d'UNIMEV, la fédération de sa profession, il y a représenté une filière
entière : écouter des intérêts divergents, construire une position commune — tel est le rôle
d'une fédération professionnelle.
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